Half Ironman Les Sables d’Olonne

C’est l’objectif principal de ce début de saison.
Je suis le même plan que pour le triathlon L de l’Aiguillon (issu de 220 triathlon), en mixant celui de base et le niveau au-dessus (https://www.triradar.com/training-plans/#halfiron)

IntroLSO19La préparation a été un peu gênée par une vilaine entorse à la cheville qui m’a privé de course à pied pendant 6 semaines, jusqu’à mi-février, puis une bonne grosse grippe mi-avril…
Quelques courses étaient prévues pour bien se préparer.
La Bicentenaire (8,6km) fin mars : un peu juste après l’entorse, mais ça passe bien, avec une 52ème place sur plus de 3000 participants (50ème l’an dernier), 8ème V1 (comme l’an dernier) et une allure de 3’49/km (presque aussi bien que l’an dernier (3’47).
Puis la MarathYonnaise (12km) fin mai. Parti un peu vite, je perds la 6ème place sur la ligne (8ème l’an dernier) sur 650 participants, mais je me retrouve quand même sur le podium comme premier V1 (4’02/km de moyenne).
Enfin le triathlon M de Xanton Chassenon (voir le CR) qui est venu s’ajouter mi-mai.

Le plan a été suivi assez « sérieusement » (ben ouais, ça reste un jeu, quand même) : ayant peu d’expérience, mauvais nageur, c’est toujours rassurant de borner la maximum de paramètres.
L’alternance 3 semaines en accroissement de charge (volume et/ou intensité) puis 1 semaine de récupération a été respectée aussi (juste le triathlon de Xanton qui a chargé un pour une semaine supposée light).

LSO19J’étais super content de passer certaines séances, surtout sur la dernière grosse semaine : le 20×400 allure 5-10km (environ 3’40/km, avec les 10 derniers à moins de 3’40/km) le 28 mai, ou l’enchainement vélo – CAP du 2 juin (1h de vélo à 80%, 1h à 70%, suivis de 8km en négative split depuis l’allure half (parti à 4’20-4’30, les 4 derniers à 4’17-4’11-4’08-4’07). Parfait pour la confiance du #vieuxdiesel !

Le circuit vélo a été reconnu en entier 2 fois (26 mai et 31 mai), certaines portions vues sur diverses sorties depuis décembre, en particulier les bosses pour voir comment les prendre de la manière la plus efficace pour pouvoir relancer derrière.
Pareil pour les descentes : pouvoir les passer à fond pour gagner dans la montée derrière.
Merci Fiafia pour les conseils et les petits tours à jouer à ça.

Contrairement à ce que j’ai lu à plusieurs endroits, le parcours n’est pas si facile et roulant, assez technique finalement, et le vent serait sans doute l’invité surprise.
Ayant fait le parcours avec vent de face à aller ou au retour, je me prends à l’espérer de retour : bien plus usant et permettant du coup une bonne petite sélection pour ceux s’étant enflammés au départ sur un parcours super roulant et super facile
Ceci étant valable pour les non cyclistes comme moi : pas la peine de faire le kéké avec moins de 3 ans de cuissot dans la besace ! Les grosses cuisses passeront bien plus fort de toutes façons !

De même, si je nage toujours aussi lentement, le but est de nager confort, posé.
En plus des entrainements avec l’Athletic Club La Roche Triathlon, j’avais une petite séance perso le samedi avec beaucoup d’endurance et de force.
Renseignements pris, la marée basse étant à 10h49, il est impératif de ne pas partir avant : le port se vide, et entraine un bon courant de face.
Avec la marée montante, ou au moins étale, on va dans le sens de l’eau.
Et avec le rolling start, ça va le faire.
Si si si…

Alors 35′ pour la natation, 1h40-1h45 pour le vélo (le temps fait en prépa à 33-34 de moyenne), et 1h35 pour la CAP, le sub 5h est jouable, comme à l’Aiguillon… malgré les 7km de plus sur le vélo…

Pour la logistique, ce sera chez la belle-mère à La Chaume dès vendredi soir.
Merci la belle-doche !

L’enregistrement et le check-in

Le mec qui n’a jamais fait de triathlon label Ironman essaye de borner ça aussi, de tout bien caler.
Il a déjà réfléchi à ce qui va aller dans quel sac, en rejouant T1 et T2 dans sa tête.
Alors il passe dès le vendredi prendre le dossard.
Il rencontre des copains (coucou Greg et Isa)… et y’a toute une secte avec des bracelets bleus…
Des mecs en bermudas court pour exposer des mollets aiguisés tellement que tu te coupes rien qu’en les regardant. De préférence avec un tatouage.
Le t-shirt moulant pour les pec, la casquette Zerod ou Zoot (ben ouais, #trilife ou rien), et la paire d’Oakley dessus.
On me souffle dans l’oreillette qu’il y a aussi les chaussettes de compression comme accessoire, mais ça gâche le mollet et le tatouage finalement…
2019-06-14 18.42.51Bref, le mec regarde la mer en disant qu’il veut la même dimanche matin.
2019-06-14 18.41.34Il regarde la ligne d’arrivée en se disant que ça va être kiffant avec le public.
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Il est trop content d’avoir son beau sac Ironman (comme 75% des personnes présentes à ce moment-là sur le remblai…
Ensuite, il va le samedi matin au briefing ; bon, finalement il reste avec les copains à s’autobriefer (coucou Fiafia, Paul, Cyrille, Arthur) surtout qu’il a déjà regardé la vidéo sur YouTube (ouais, le triathlète est un peu geek sur les bords).
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Forcément, il cherche son nom sur la liste… comme les 2800 autres inscrits (2336 finishers sous 8h).
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En prenant le passeur pour traverser le port, il rêve encore d’une mer pareil le lendemain, à la même heure…
2019-06-15 10.24.53Il prévoit des sacs pour mettre les chaussures dedans en cas de pluie la nuit.
Il laisse les lunettes de soleil CAP dans l’étui pour la même raison.

Bref, finalement, passer au check-in déposer tout le barda avec le vélo, c’est presque un soulagement : plus de question à se poser !
C’est chose faite à 18h le samedi soir…
Au milieu de quelques autres vélos et sacs de transition :

2019-06-15 18.00.02Une partie des pros a déjà déposé… #avionsdechasselevelplusplus

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Le mien de petit avion de chasse à moi que j’ai, qui va passer une nuit tout seul sur son rack

2019-06-15 18.18.202019-06-15 18.18.57C’est sûr, ça change des petits triathlons à 200 ou 300 concurrents
Et quand tu croises Denis Chevrot sur port Olonna en train de nettoyer son pneu arrière, tu te dis que finalement, même sur le détail, les pros assurent !

Une petite balade avec mes supportrices de demain avant de diner et d’aller se reposer…
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Allez, maintenant, yapuka !

 

La course (on n’est pas là pour parler de la couleur des bonnets de natation)

Dimanche matin, séance tatoo.
C’est comme avec les Malabars de ma jeunesse
F7178619-0D4A-4F17-BE09-17A63B6E0C71Ensuite, direction le parc (merci ma chérie pour le taxi) pour la petite vérification de la pression (un gars avait laissé une pompe, je demande à un arbitre qui me dit de la prendre en la remettant là…).
On met les deux bidons de 800ml derrière la selle, on remplit le bidon avant avec environ 700ml, on pose le compteur, on vérifie le braquet pour démarrer (ouais, j’avais déjà fait hier soir, mais on sait jamais avec le vent, la rosée du matin, les berniques, …) …
Tu croises plein de monde, forcément aussi les pros : le gars devant moi souhaite une bonne course à Frederik Van Lierde qui passe par là, et qui lui répond un merci souriant. Alors tu fais pareil, et tu as le « merci, toi aussi » qui va bien.
Simplicité
Certains concurrents sont déjà fermés, pour d’autres le stress est perceptible, d’autres sont tranquilles à profiter de l’ambiance, du cadre, …

On file avec les copains du club vers la plage avec la fin de la bouteille préparée en boisson d’attente.
On traîne, on prend des photos, l’ambiance est bien détendue.
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Après avoir longtemps hésité, je vais quand même piquer une tête, voir la température de l’eau…
Mouhahahahaha, ils annonçaient 18° hier soir sur le site Ironman.
Les gros mythos !
Finalement, c’est 16°4.
Ben… c’est pas chaud, ça saisit bien, mais la mer est calme, et même moi j’arrive à poser ma nage. Me voilà rassuré, ça ne sera pas comme le M de l’an dernier, et à priori pas comme Xanton il y a 5 semaines.
Je file déposer le sac StreetWear avec Cyrille et Paul, et voilà, plus qu’à attendre…

Et « profiter » du beau moment hommage aux marins de la SNSM, avec des milliers de personnes qui applaudissent partout sur le remblai.
Ensuite regarder (de loin) le départ des pros.

Je surveille l’heure : ne pas partir avant 10h49, heure de marée basse.

Un petit salut à Mathieu qui va tester l’eau, Coralie m’aide à fermer ma combi, et je file me mettre dans la file d’attente.
Le sas 35-36 accueille les relais, doit y avoir des torpilles, je prends donc le 37-38′.

Le feeling était très bon au barbotage, donc l’objectif reste bien autour de 35′.
C’est le temps mis sur le L de l’Aiguillon en septembre dernier, avec une sortie à l’Australienne ; je pense avoir progressé mais prudence après le fiasco à Xanton.
Ce sera très bien de faire 35′

2019-06-25 11.45.15(Photo Ouest France)

Loooongue attente au soleil, le temps de bavarder avec les copains de mon ancien club : Cyril, Franck, Elfrid, … et d’avoir une belle envie d’aller soulager la vessie…
Ben oui, entre le thé du matin, et la fin de la bouteille, ça commence à se faire sentir …

Le sas commence à s’élancer.
A 11h17, big bip tip tuuuuuuuuuut : c’est parti !

Première en rolling start, et bien c’est hyper confort !
Oui, ça casse le mythe du triathlon, la baston, toussa toussa, mais pour le médiocre nageur que je suis, j’avoue que j’aime bien !
La nage est posée tout de suite, en plus il n’y a pas de houle, les bouées sont bien visibles, ça déroule.

Bizarre, je remonte même pas mal de nageurs !
Moi ?
Remonter d’autres nageurs !
Incroyable !
C’est bien la première fois !

Passage des bouées sans bousculade, même en passant au raz de la deuxième qui marque le virage dans le chenal.
Nat 1

Moins de monde que pour le départ pro sur la jetée, mais le quai de la Chaume est bien rempli, c’est cool.

Bizarrement, je n’arrive pas à respirer deux temps à droite, côté que je préfère, alors c’est deux temps à gauche avec un peu de trois temps. Et je vois plus la foule, ça booste !
Bien aller chercher loin, allonger, concentré sur le catch, bien ramener, pousser main vers le bord opposé (c’est loin l’Amérique, mais ça marche), rotation, lever le coude (ouais, ça je sais faire, mais là, c’est pas pareil), main basse et détendue, aller chercher loin, …
Je remonte encore du monde… doit y avoir quelque chose…
Je crois reconnaître Elfrid, partie en même temps que moi avec Franck, et avec Cyril juste derrière, tous bien meilleurs nageurs que moi ! Ça a l’air de bien se passer si c’est bien elle !
Nat 2

Je reste concentré tout en profitant du moment : les sensations sont très bonnes, la combinaison est bien mise cette fois-ci, les lunettes ne prennent pas l’eau ni la buée, je suis détendu… j’ai même l’impression de nager ! Voire de pas trop mal nager même !

Arrivée au ponton, gaffe à pas prendre de coups ! Ne pas trop coller ceux devant, et on monte !
Merci aux bénévoles qui aident à se hisser, et là, course le ponton mythique, celui qu’on visite au Vendée Globe…
Nat 3

Machinalement, je fais un lap sur le chrono, et je cherche le col de …
Hein ? Quoi ?
J’ai bien vu ?
C’est quoi ce chrono : 30′ quelque chose jusqu’au ponton ?
C’est pas possible, le chrono doit être au bout du ponton, alors je ne le coupe pas encore…
30′, 1900m, même avec les 100m en trottinant sur la plage, c’est pas possible ?
Ou alors Mickael Phelps, sors de ce corps !
Nat 4

Finalement, l’option attendre la marée était clairement la bonne !
Merci Caroline pour l’information !

Fred Van Lierde met seulement 5′ de moins que moi !

Arrête tes délires, et cours un peu  jusqu’à la transition !
Plein de monde en haut, ça encourage, ça applaudit, ça crie, … sacrée ambiance !

Allez, passons à T1…

Un coup de flotte en passant au bout du ponton pour virer le goût de sel dans la bouche.

C’est bon, j’ai bien repéré l’emplacement, fait 5 fois « comme si » hier soir, ça va être fastoche cette histoire de sacs !
Alors #2393, …
Mais il est où mon sac Bike ?
Je cherche, je cherche, je cherche…
Merde, c’est pas mon numéro que je cherche ou quoi ?
Un coup d’oeil sur le bonnet…
Ah, ouais, j’étais pas loin, mais non, c’est pas la bon numéro… mon dossard c’est 2293…
#leboulet ou comment perdre 1 bonne minute comme un @#%$

Bon, si j’ai mis 30mn à la natation, j’ai le temps ! Mais quand même !
Je prends le temps… trop de temps…
Hop, le casque, le dossard.
J’arrive pas à ouvrir ce #@$*% de sac dans lequel j’ai mis les chaussures (en cas de pluie ou de rosée) et les chaussettes.
Tiens, les chaussettes : j’ai pensé à tout… sauf à la petite serviette pour faciliter l’enfilage des chaussettes… Alors je me bats avec chacune d’elles !
Les chaussures, et hop plus qu’à …
… rhââââââ cette #*% de combi qui veut pas rentrer dans le sac… que je déchire en forçant…

Record battu : 6 minutes à T1…
Bravo !
J’aurais pu planter la tente, allumer le réchaud, faire le café pendant que j’y étais…
Genre j’ai profité du moment… juste que c’est du temps gratos, les transitions, alors secoue-toi !

Bon, allez, c’est parti pour le vélo !

Tout de suite, je sens que les jambes sont bien. Très bien.

Ne pas s’enflammer sur le roulant du début, garder la cible (78% du le FCM), avec un peu de marge au début, le cardio est plus haut en sortant de la natation…

Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde (trop ?)
Et beaucoup roulent au milieu voire à gauche de la chaussée.
Dès la forêt d’Olonne, je jette un oeil derrière moi : pas d’arbitre, tant pis, je double de l’autre côté des plots…
Je suis à 38kmh, je suis bien posé, détendu, cardio à 145-150 BPM, à peine au-dessus de la cible… je ne veux pas avoir à relancer / freiner / relancer, alors je double.

Autant sur les petites routes (la montée vers Vairé par exemple), le drafting ou en tout cas les pelotons sont inévitables, autant sur d’autres passages, certains ne se sont pas gênés…
Tiens, un mouchage dans mon dos juste à la sortie de la forêt d’Olonne, avant la belle route vers l’Ile d’Olonne après les dos d’âne…
Ben ouais, y’a une roue à 10cm de la mienne en arrivant sur le petit pont dans le marais…
J’applique la règle à Fiafia : tu descends 2 pignons et tu relances de 10 pour voir…
Le compteur affiche 40 tout le temps, le cardio à 80% (150 BPM) mais c’est bon le vent dans le dos… il va piquer dans l’autre sens au retour.
Et j’ai plus de suceur de roue.

C’est aussi un peu pour ça que j’ai roulé un peu plus fort, certains ne se cachant pas pour prendre la roue, là, ou plus tard à la sortie de l’Ile d’Olonne ou à la sortie de Ste Flaive…
Ce sont des courses individuelles et sans drafting, point barre.
J’ai vu une vidéo d’un peloton qui ne fait aucun effort pour ne pas drafter. Sûr que certains ne se sont même pas rendu compte qu’il y avait un vent de face à partir de Martinet !

Je me suis aussi pris deux bordures avec des coureurs qui se décalent vers la gauche sans raison avant d’arriver à Vairé !
Avantage de rouler local : les descentes sont prises pleine balle quand tu sais la physionomie du terrain derrière : c’est des watts économisées !
Mais quand l’ouverture se referme, coup de chaud garanti !
Vélo 1Justement, photo de la descente de Vairé, obligé de me relever passke méfite méfite…

Et je n’hésite pas à passer sur le petit plateau sur les deux ou trois bosses (quand certains et certaines emmènent des braquets de malades, plantés) pour monter au train, et relancer facilement derrière (Vairé, St Mathurin, St Julien).
Merci Fiafia du conseil, c’était parfait !
Vélo 2Bref, méfiance et roulage hors zone (même si les routes sont fermées à la circulation, je suis trop à gauche sur cette photo) pour éviter les changements de directions sur certains ralentissements.

Le vent est annoncé Sud Ouest, donc il va devenir sensible à Martinet, pour le retour, et risque de faire mal dans le forêt après Brem, alors faut bien travailler la position.
Vélo 3 Je calme un peu le jeu après St Mathurin (avec le vent favorable, les PR sur les segments Strava se sont accumulés sans pour autant me mettre dans le rouge).
Bien s’alimenter, bien s’hydrater :
Vélo 4Non, je ne suis pas en train de me gratter le c##$%, juste en train d’attraper les morceaux de barre énergétique déjà découpés « taille bouchée » dans la pochette sur le cadre : 4 en stock, 3 prédécoupées.
J’ai choisi (et utilisée depuis presque un an) les barres classées premières en qualité dans les tests de Nicolas Aubineau :  https://www.nicolas-aubineau.com/barre-energetique-comparatif/) : pas trop sucrées au goût (mais je les consomme avec une bonne gorgée de boisson ou d’eau pour avaler de façon plus agréable), pas trop dures, …
Pour la boisson, j’utilise depuis plusieurs années aussi la boisson Aptonia Iso+ de Decathlon (https://www.nicolas-aubineau.com/boisson-energetique-comparatif/), et depuis peu la nouvelle version « goût neutre », effectivement plus douce et moins sucrées que citron ou orange. La boisson est mélangée avec 50% d’eau plate et 50% de St Yorre dégazée (apports en minéraux toussa toussa).

Il y a du monde dans chaque village, et plein de copains bénévoles qui encouragent (coucou Franck, Jean-Guy, Sylvain, Valérie, Olivier, Laurent, Isabelle, et ceux que j’oublie ou pas reconnu…), ça booste à mort !

A partir de Nieul, à part le bosse au virage vers St Flaive, et celle de St Julien des Landes, c’est bien roulant, et la position aéro est tenue sans soucis (vu que je ne roule plus qu’avec le Time Machine depuis juillet dernier, sauf pour les séances home trainer, c’est même vraiment un plaisir de confort).
Comme en plus le vent de face est moins fort que prévu, ça roule bien (pour moi, hein)
Vélo 5On dirait presque un triathlète sur cette photo même !
Mais j’ai l’impression que je peux encore gagner un poil sur le poste de pilotage… va falloir aller voir ça avant le roulage de l’été avec Mathieu et Maxime chez la Team Bernaudeau.
Plus de 38 entre Ste Flaive, St Georges et Martinet, et plus de 33 avec le vent de face entre Martinet et Vairé.
La forêt d’Olonne est avalée à plus de 35 malgré le vent et les faux plats !
Très content le #vieuxdiesel
Derniers virages derrière Port Olonna,
Vélo 6Vélo 7

Après 2h35, je pose le pied au sol.
Très, très content du vélo : 35,6 de moyenne (34,6 officiel, sans doute en fonction de là où le capteur prenait le début et la fin du vélo ou surtout de la distance initialement prévue -91km- par rapport au kilométrage final -plus de 92km avec le passage dans Brem).
Après moins 3 ans d’apprentissage seulement (en septembre 2016, quand je voyais 30kmh sur le compteur, c’était un miracle), sur un parcours plutôt technique et avec mes cuisses de poulet apoplectique, c’est quasi inespéré…
Aller, « enregistrer l’activité », éteindre le GPS… rhââââ, ça veut pas, pas grave, je le prends avec moi, non je le laisse…

C’est pas tout ça, t’es peut-être content, mais là, ta vessie va éclater…
Ben ouais, l’envie apparue il y a plus de 3h sur la plage ne s’est pas arrangée, hein…
Non, j’ai pas réussi à faire pendant la natation.
Et je ne suis pas encore assez triathlète longue distance extrémiste pour me pisser dessus sur le vélo, et je vais pas abimer mon précieux non plus (je parle du vélo, hein…)
En plus, alors que je prévois-toujours trop à boire (mieux vaut trop que pas assez), j’ai bu beaucoup cette gois-ci. J’étais en rationnement depuis Vairé (une seule toute petite gorgée tous les 5km : bidon avant vide, le fond des deux bidons en stock), et même totalement à sec depuis Brem, soient presque 2,5 litres de boisson iso, plus de l’eau prise aux ravitos à Nieul et Vairé…
Mais c’est aussi 12+ km sans boire !
Ca va manquer à un moment…

Tant pis pour la transition (la première était déjà tellement merdique, je ne suis plus à 1mn près), mais la cabane au fond du jardin (ou de la zone vélo) m’appelle…
Et c’est donc soulagé et bien allégé que je file récupérer le sac Run !
Bien remettre les chaussettes, bien régler les lacets (les lacets auto font gagner quelques secondes mais je trouve moins confortables), sortir les lunettes, les flasques (2x250ml) de boisson iso, et c’est parti.
4mn, gros pipi compris, finalement, c’est correct…

Idéalement, le plan c’est idéalement 4’25/km (1h33 au semi). Au pire, 4’35/km (1h37). Bref, autour de 1h35, ce sera parfait, surtout que j’en suis à 1h26 en meilleur temps sec sur le seul semi fait en novembre 2016, et 1h37 au L de l’Aiguillon !

Après un départ à la sensation en suivant un autre coureur, je suis bien trop vite (4’15), même si très à l’aise. Les jambes sont bien, le souffle aussi, la foulée itou, mais faut calmer le jeu, c’est long un semi.
Le quai du port puis la remontée le long du chenal, c’est magnifique !
30_m-300509205-DIGITAL_HIGHRES-3055_077746-29417004Passage dans le sable, argh, ça, ça peut être casse-pattes : raccourcir la foulée, bien poser le pied pour éviter le sable dans les godasses, bien souffler…
Surtout que comme je vais bien plus vite que les autres, je dois sortir de la trace…
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On remonte vers le remblai (Glisser sur la première marche des escaliers pour remonter, c’est fait…), tranquillement, ça serait c#@ de se vautrer vraiment, et c’est parti pour la partie finale.
De 18km…

Je suis à 4’22-4’25/km.
Ça déroule bien, tous les voyants sont au vert.
Juste que comme j’étais juste en boisson sur le vélo, j’ai bu plusieurs gorgées dès le départ, c’est donc autant de moins en stock, au-delà de la bonne gorgée à chaque km programmée en CAP…
Et la chaleur commence à bien se fait bien sentir (début de la CAP à 14h35…), surtout vers Tanchet, là où le thermique se forme… mais où le jet d’eau d’un bénévole fait des miracles !
Et Fabrice puis Yann sont dans le coin pour encourager, merci les gars !

On se croise avec plein de copains, on s’encourage, on se motive.
Avec la foule qui encourage tout le monde, tout le temps, ça pousse, ça pousse !

Au 11ème, là où la route monte un peu, premier arrêt ravito : la seconde flasque est déjà entamée depuis un moment, le besoin de se rafraichir (eau sur la tête, dans le cou, et un quelques gorgées) est maintenant sensible.
Le problème quand tu commences à t’arrêter, c’est qu’il faut pouvoir repartir…

Au 12ème, au passage de Tanchet, ça bouchonne et au moment de relancer, pschiiit, plus de gaz. Je dois aussi me concentrer plus pour essayer d’être propre dans la foulée.
Après une retour des sensations au 13ème, le rythme baisse lentement jusqu’à toucher 4’35 et 4’40 entre le 15 et le 18ème
Les mini-arrêts pour prendre les verres d’eau (un à boire partiellement, l’autre pour s’arroser) y sont aussi pour quelque chose, mais ça permet de ne pas souffrir trop du chaud, et de garder une foulée potable (malgré les floc floc des chaussures gorgées d’eau à force).

Allez, t’es à Tanchet, il te reste 3km, pose ta foulée, redresse-toi, détends les épaules…
Dernière véritable arrêt pour bien boire, bien se rafraichir et c’est parti pour la dernière (longue) ligne droite !
4’29, 4’29, 4’18… je vois la ligne, ferme la tri fonction, remets bien ton dossard devant : prépare la photo !
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Juste avant le point de demi-tour, je rattrape Olivier, et je l’encourage.
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Dix mètre plus loin, il a fait l’effort pour rester à ma hauteur.
Pas la peine d’accélérer pour gagner 3 secondes, on passe la ligne ensemble, c’est cool, même si je n’aurais pas ma photo solo du passage de la ligne
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1h35 pile, objectif remplit !

Même pas le réflexe de regarder la chrono affiché…

Je retrouve Greg, Mathieu, Cédric sur la ligne.
On prend le temps de discuter refaire la course… avant d’aller manger…
« C’est génial, ce monde, cette ambiance, … », tous sur un petit nuage…
Pareil avec Marine dans les Atlantes, et quelques autres concurrents.

Ok, on paye une blinde, n’empêche que dans la grande salle : chaises longues, massages et récupération par électro, et un buffet de folie (bière, coca, eaux, salades, pâtes chaudes, crèpes, saucisson, fromage, fruits frais (melon, ananas, pastèque), fruits secs (abricots, figues, …), pizzas, pâtisseries diverses et variées…

IMG_9598IMG_9599 Certains sont incapables de manger, moi, je me gave #aprèsleffortleréconfort #legrascestlavie
Mais bien entendu, que accompagné d’eau… (c’est crédible, hein ?)
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En faisant la queue pour les crêpes, je prends connaissance de mon temps : 4h52, 40ème en 45-49 ans, 334ème au général (ce sera révisé 38ème AG et 313 au général).
500ème temps environ en natation et en vélo, 200ème en CAP.
Bilan très positif, et malgré des transitions qui sont à diviser par deux (Aller hop, 5mn de gagnées), un bon sub 5h, bien aidé par la marée pour la natation (ça compense les transitions), mais avec un bon vélo (dans le top 20% du jour) et une bonne CAP (dans le top 10% du jour).
Finisher

Je regarde les temps des copains : pas mal sont encore en course, mais Olivier a fait un temps de maboule (4h37 pour son premier half en partant dans les premiers sas, donc avec courant défavorable), Jérémy en 4h47 (parti avec Olivier et qui a fait un vélo de feu… presque 40 de moyenne), tout comme Mathieu pour son premier half aussi (lui aussi un très gros vélo -il fait partie des 3 nageurs partis tard à m’avoir dépassé et à être resté devant).
Je suis surpris de voir ma nage meilleure que celles de Franck et Cyril, partis en même temps que moi et pourtant bien meilleurs nageurs que moi, et d’avoir nagé aussi vite qu’Elfrid (qui gagne sont slot pour les championnats du monde 70.3 à Nice) ou Florian (qui réalise un excellent 4h49 en tout).
Il y a aussi Jérôme (4h49) et Jonathan (4h54), ou Cédric (4h40 et qui avait déjà son slot pour Nice, mais dont la copine gagne le sien)
Ca donne un beau tire groupé de tout ces potes autour de 4h50, même si certains (Cédric, Olivier) sont bien au-dessus…
On va se jouer la revanche à l’Aiguillon en septembre, avec en plus Maxime et Laurent (qui venaient de faire leur Frenchman au moment des Sables) !
Big Up pour Cyrille, Paul qui est allé au bout, pour Arthur, blessé mais qui termine, pour Corentin qui a aussi bien souffert, pour Gaël, et pour Coco qui est allée au  bout elle aussi en 6h24 !

Un message de Sophie et Aiko, je les retrouve dehors avec mon assiette, je leur raconte ma balade du jour (elles sont arrivées trop tôt sur le quai de La Chaume pour la natation, et trop tard sur le remblai pour me voir arriver)…
Elles sont impressionnées par la monde, l’ambiance, et l’état de certains concurrents (ramenés après des malaises ou des chutes à vélo).

Bon, c’est pas tout ça, mais c’est l’heure du check-out !
IMG_9601Avec une petite frayeur en reprenant le vélo : le compteur n’est plus dessus.
Je me souviens de m’être emmerdé avec au moment de poser le vélo, mais je l’ai pas pris !
Si ?
Aller, vide ton sac de transition qui est au fond de ton beau sac Ironman.
Vérifie aussi dans l’autre sac de transition, c’est pas possible mais vérifie quand même.
Non, rien.
Bon, tant pis.
Je regarde sur le site Garmin comment faire, et quand je veux remettre mon téléphone dans ma poche de trifonction, y’a un truc qui bloque…
Ouais, le compteur…

Le temps de rentrer avec Cyrille et Paul vers La Chaume, et pause terrasse #aprèsleffortleréconfort (encore)
IMG_9602

Mon bilan à moi que j’ai…

C’était génial : alors oui, le rolling start en natation fait que tu ne sais jamais où tu te situes.

Oui, il y a eu du drafting.
Oui, ça se bousculait un peu sur certains passages en CAP ou en vélo.
Oui, certains ravitos étaient blindés et ça ralentissait un peu l’allure.
Les conditions météo étaient proches de la perfection : pas trop de vent, pas trop chaud même si le soleil est un soleil de juin quand même, pas de grosse mer, …
Ça ajoute au côté positif.

Mais quelle organisation ! Quelle ambiance !
Les spectateurs partout, évidemment sur le remblai, ou sur les quais, mais sur le parcours vélo, du monde à Vairé, à St Mathurin, à Nieul, à Ste Flaive…

Avant de partir, je me disais que les « petits » triathlons m’allaient très bien et sont largement suffisants, que là c’est trop cher, que c’est trop ci ou trop ça, trop tout much de tout en fait, que c’était bien de le faire la première année et que je ne referai pas l’an prochain.
Ouais.
C’est tout vrai.
Sauf la fin…
J’ai goûté à un truc excellent : genre, il est super bon ce gâteau, j’en reprendrais bien une belle part…
Bon, faut attendre le 5 juillet 2020, mais c’est vachement tentant !

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