Half Ironman Les Sables d’Olonne 2021

Bon, après l’édition 2019 en 4h52, et deux fois le L de l’Aiguillon (4h51 et 4h46), cette année l’objectif est affiché et ambitieux : 4h40.
Pourquoi 4h40 ?
C’est le chrono réalisé par le dernier qualifié pour les championnats du monde 70.3 dans mon groupe d’âge lors de l’édition 2020… alors pourquoi pas tenter le coup

Spoiler : et non, ça ne sera pas 4h40.
Loin de là.
4h49’50
Oui, forcément déçu.
Mais en fait vachement satisfait, oui, même très très satisfait !

Hein ?
On comprend rien !
Bon, alors comme pour la série NY section criminelle : « voici leur histoire » Toumtoum (oui, c’est la musique du générique qui fait comme ça…)

La préparation
J’ai changé de plan (toujours basé sur 220 triathlon qui avait bien marché jusque là, celui un cran plus velu (je ne suis pas chauve, mais même).
Après une préparation de fond (beaucoup beaucoup beaucoup de séances à basse intensité -l’endurance de base #courirlentementpourcourirvite), la préparation spécifique débutée en avril s’est donc déroulée comme prévu jusqu’en juin.
Des blocs classiques de 3 semaines de montée en charge, une semaine plus light, pendant 12 semaines, avec 10-11h d’entrainement par semaine.
Ce n’est pas une grosse charge (beaucoup se mettent le double chaque semaine), mais le #vieuxdiesel n’a plus 20 ans, donc priorité au qualitatif bien ciblé.
Les allures et les intensités se sont calées petit à petit et passaient (très) bien.
Les sensations et le plaisir surtout étaient là.
A mesure, j’ai fixé les cibles pour chaque discipline :
– 35mn pour la natation : je suis un nageur médiocre, et malgré les progrès depuis le début de l’année, pas la peine de se mettre une pression de fou sur cette partie, mais plutôt sortir encore plus frais que d’habitude. J’espère en vrai gratter deux ou trois minutes, on verra (spoiler : oui, vous allez voir…)
– 2h30 pour le vélo : ça donne du 36,5kmh de moyenne, qui correspondent désormais à mon intensité half (voire même un poil en-dessous) -à comparer aux 35,4 il y a deux ans aussi (alerte spoiler : oui, c’est sans vent, ni dans le dos, ni de face)
– 1h30 pour la course à pieds : 4’15/km. La CAP est mon point fort, et j’ai pas mal bossé dessus cette année, l’objectif est donc de passer (nettement) sous les 1h35 (4’28/km) réalisés sur tous mes L jusqu’ici. Idéalement même 4’10/km !
– 5-6mn pour les transitions : encore de gros progrès à faire, et encore plus de gains de temps gratos à faire, mais c’est déjà bien tailler dans les 10mn de 2019, et ça correspond aux temps à l’Aiguillon où la zone de transition est bien plus courte.

Tous les voyants sont au vert.

Jusqu’au triathlon M d’Olonne sur Mer, le 13 juin.
Le choc au talon lors de T2 va être une petite épine dans la prépa…
Pour faire court : douleur au pied, et contre-coup jusqu’à mon sensible petit secteur iliaque, provoquant une bonne tension à l’ischion gauche…
Vouloir se la jouer pro, pour gagner 10 secondes, ça risque de me coûter cher…

La semaine suivante, 15km d’Aizenay, malgré le talon sensible et l’ischion bien tendu, les choses passent très bien (confirmé par la 4ème place au général), comme l’allure et les sensations à l’intensité limitée à celle d’un half (moyenne à 4’08/km).

Par prudence, la dernière semaine d’intensité est allégée, avec une bonne séance ostéo pour remettre tout en place.
Puis plus de CAP la dernière semaine, juste une petite sortie vélo, et un séance de natation pour faire du jus et protéger mes vieilles jambes, plus une séance ostéo et un massage kiné.
Bientôt, il me faudra amener l’hosto avec moi en course et pour les préparations…

Vendredi 2, on retrouve une partie des copains de l’ACLR Triathlon  pour aller retirer les dossards.

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L’ambiance est vraiment tendue, on sent bien le stress !
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Samedi 3, petit coup de chaud number one : en discutant avec Sophie tout en me moquant d’un copain qui me posait plein de questions sur les tatoos tout en faisant un bon petit expresso, je merde le collage de mon tatoo sur le bonnet de bain.
J’ai beau travailler mon côté féminin en faisant plusieurs choses à la fois, là, trois, c’était trop : me moquer, ça passe, faire un bon expresso, aussi, mais le bonnet…
Ok, j’ai bien collé le tatoo sur le film de protection… pas sur le bonnet !

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Coup de chaud number two : en faisant les dernières vérifications sur le vélo (oui, pas du tout au dernier moment…), je repère une déformation du pneu avant.
Un appel à mon concessionnaire (Bernaudeau Cycles), où j’étais passé le matin pour acheter un peu de graisse pour la chaine (et oui, c’est aussi là que tu te rends compte que t’en as plus…), et hop, changement de pneu avant en urgence à 14h30.
Merci les gars !

Dépôt du vélo dans l’aire de transition samedi en toute fin de journée, et hop, yapuka !

C’est là qu’intervient la seconde grosse épine dans la prépa : une très mauvaise nuit, très barbouillé et brassé… Smecta et Vogalib sont tes amis !
3h de sommeil.
J’ai bien fait de me coucher vers 10h…
Génial pour un réveil en forme à 4h30 !

Du coup, alors que je n’avais pas d’inquiétude, pas de stress particulier, ça monte un peu au réveil, même si je ne me sens pas trop fatigué…

Après un petit déjeuner beaucoup plus léger que d’habitude, on se retrouve avec Paul et Jean-François, membres actifs de la #TeamVieux (il manque Nathalie qui faisait aussi la course, mais devait déjà être sur la plage) avant le départ.

212329980_4733531799994275_5736733729871886057_n Un petit test de la température de l’eau (annoncée à 19.1°), et on va se ranger dans notre sas.
Oui, à nos âges, on a aussi fait pipi dans les combinaisons.
Voilà, c’est dit.

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Bip bip bip tuuuuuuuuuuuuut ! (je fais bien le bruit du starter ?)
C’est parti !

Natation

Je pars en même temps que Paul et JF, en toute fin de groupe 50-54, avant dernier groupe à s’élancer.
Ca me permettra de voir si je remonte ou pas du monde dans ma catégorie, et si les jeunes loups (les gamins de 24-29 ans) qui partent derrière remontent beaucoup.
Les sensations sont excellentes sur les premiers mètres.
Le but est d’aller assez vite remonter la première bouée avant de virer à droite parallèle à la plage avant de tourner une nouvelle fois à droite vers le chenal.
Une petite houle, mais je sens bien les appuis, c’est booooon !
Les 300 ou 400m passent super !
J’ai l’impression que l’enclume fait mieux que flotter !
Virage à droite, ça repart… et là, c’est plus bon du tout…
La houle avec le brassage de la nuit, après quelques mètres, je nourris les poissons avec mon petit déjeuner…
Bon appétit les petits !
La tête tourne un peu, je suis vidé d’énergie, mais je continue à « nager »…
Et bien figurez-vous que l’eau de mer, autant c’est pas bon d’habitude… autant là, c’est parfait pour se rincer la bouche !
Bien sûr, là, tout se bouscule dans la tête : essayer de reposer un peu la natation, va falloir bien manger sur le vélo, … et le « putain tout ça pour ça ! »
Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !
Je fais bien la montre qui sonne et signale que tu viens de faire à peine 500m ?
Oh, ça va être loooooooooong !
Il me faudra un bon moment pour me remettre, puis je parviens à reposer la nage, avec une espèce de crampe dans les reins, et les mains glacées et engourdies…
Biiiiiiiiiiiiiiip !
Oui, c’est encore la montre qui me signale 500m encore parcourus.
Les 500m les plus longs de ma viiiiiiiie.
En gros, ça donne un bon 400m, puis 500m de calvaire (déjà que la natation c’est pas la joie), puis 500m impeccable.
Au moins, ça m’a permis de voir qu’il pleuvait très fort, histoire d’apprécier à l’avance les conditions pour le vélo (#préparationpsychologique)…
Sophie, qui me suis sur le tracker, était super contente de mes 1’40/100m à chaque fois qu’elle regardait…
En fait, c’est confirmé par la trace GPS ; c’est peut-être approximatif, mais pour le coup, on voit bien l’allure pré-alimentation de poissons (bonne pour moi : 1’37/100m), l’allure I will survive (2’16/100m), et l’allure activation du mode samurai (retour à 1’37/100m)…

IMG_6468 Je remonte pas mal de bonnets blancs dans le chenal, c’est plutôt bon signe.
Je remonte même des bonnets violets et des bonnets verts (partis 15mn plus tôt).
Bref, 35mn, c’est le temps visé, mais pas dans ces conditions…
Les 2-3mn auraient été gagnées fastoche. Dommage bonhomme !
571ème temps global sur 1727 participants (premier tiers, donc pas si mal), mais aussi est surtout le 41ème temps natation des 50-54 (sur 143).
Mais le plus important en sortant de l’eau : surtout rester lucide !
Penser à la photo !!!
Ta tronche quand t’as pas encore vu le photographe… (oui, je suis à droite de la photo, hein…)

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Quand tu le vois… mais que t’as pas percuté que c’était le mec qui prend les photos (et que t’as pas calculé l’autre photographe qui est en train de te griller, lui…)

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Quand tu as percuté que c’est le photographe…
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Tu nages pas vite, tu as une sale gueule, mais tu fais le malin (alors que dedans, t’as mal) !

Transition 1
Alors, gros malin, tu fais le kéké pour le photographe, mais est-ce que tu te rappelles de ton numéro de dossard cette année ?
Ah ah, y’a pas les racks, c’est direct au vélo que je vais !

IMG_2392 Ok, mais tu te rappelles de ton allée, hein ?
Ben ouais, j’ai même retenu à gauche de l’allée dans un sens, à droite dans l’autre !
En arrivant de du ponton, coté gauche de l’allée 12 ! Trop facile !

IMG_2391 Oui, quand tu te parles à toi-même, c’est que t’es déjà bien attaqué…
Ou que t’as pas d’amis.
Ou que tout le sang est encore dans les bras après la natation et n’irrigue plus le cerveau.
Ou un peu de tout ça…
Bon, on parle de la course ou quoi, parce qu’il y a une course, là…
Ce sera chaussettes et chaussures avant de prendre le vélo : trop peur des graviers dans la zone de transition coincés dans les chaussures à te limer le pied toute la course.
C’est plus long pour T1, surtout que je prends le temps de virer les fameux graviers autant que possible.

208457413_964116041031448_833170616082112879_n Pas de coupe-vent (pas froid, malgré la pluie et le vent) et encore moins les manchettes (finalement, pas envie de faire une benjaminade… bisous Ben)

213652802_964115991031453_703888205783849845_n Merci Marie et Acya pour les encouragements et les photos dans la zone de transition !
Ça redonne la pêche et empêche de psychoter.
Je sais, presque 5mn, c’est trop long, mais pour le coup nécessaire…
Hein ?
Oui, bien sûr qu’il restera des graviers dans la chaussette gauche : ils feront leur oeuvre sournoisement pendant la CAP…

Vélo
Bulletin météo Farce : vent de Ouest Sud Ouest, 30kmh, avec des rafales de 50kmh.
Bulletin cyclo de base : vent du cul dans la plaine jusqu’à Nieul (40km), puis de côté entre Nieul et Martinet (20km), avant le bonheur d’avoir cet enfoi#ù* de mer%& de face pour le retour, en espérant être protégé dans la forêt sur les 10 derniers km.
Traduction si tu gères pas : t’appuie comme t’es con 40 bornes, tu fais des zigzags au gré des rafales pendant 20 bornes, et t’es cramé sur 30 bornes.
Le but du jour devient double : d’une part, récupérer de la mésaventure natation, parce que ouais, participer à la survie de la population piscicole, c’est bien, mais c’est un coup à faire une fringale sur le vélo (spoiler : ou sur la CAP)
D’autre part, malgré ce nouveau penchant écologique et la météo, tenir l’intensité prévue.
Ça commence bien : la ceinture cardio est défaite, je perds 30s à m’arrêter pour la remettre juste après la ligne de départ…
T’es pas encore parti que t’es déjà en retard, bravo rigolo !
On monte alors dans le petit train touristique des Salines (ouais, y’a un peu de monde à sortir du parc à vélo, alors tu te traîne la b.. et tu fais du tourisme…) jusqu’à la route des Olonnes.

15_m-FPIX-4-00986661-DIGITAL_HIGHRES-4386_016655-255658 J’essaye de boire un peu sur le presque un km au ralenti, une ou deux petites gorgées passent, mais je sens bien que c’est trop tôt pour les barres énergétiques.
Gaffe à pas salir le vélo, non plus.
Virage à droite et c’est parti !
Le cardio est un peu haut après la natation, comme d’habitude, mais les jambes semblent pas trop mal.
J’essaye de boire une fois dans la forêt avec le bidon à l’avant… on va attendre encore un peu pour manger, hein…
Bon, ça n’empêche pas d’essayer de repérer les photographes de l’orga pour essayer de ressembler à quelque chose, ce sera déjà ça…
Et là, après la forêt, route de l’Ile d’Olonne, j’arrive à respirer, le dos se débloque, et j’arrive à boire !
Toujours pas à manger, mais la boisson passe sans nausées !
Bonus : j’avance pas mal du tout.
43kmh de moyenne sur la route de l’Ile d’Olonne, 37 entre Olonne et Vairé, pareil entre Vairé et St Mathurin,…
J’ai prévu de profiter un peu du vent en gérant l’intensité et en ne m’enflammant surtout pas avec le vent dans le dos, surtout entre Grosbreuil et Nieul, en léger faux-plat montant très trompeur, et en gérant les bonnes côtes avant Vairé, puis avant St Mathurin, pour bien relancer derrière. Jusqu’ici, ça va.
C’est d’ailleurs assez amusant (oui, et jouissif) de revenir sur des concurrents, qui restent accrochés ou repassent dans les montées qu’ils prennent en emmenant des braquets dignes de Lionel Sanders (quand toi tu moulines à plus de 90trm, assis), puis qui restent collés juste derrière.
En parlant de ça, beaucoup de monde sur la route de la forêt et ensuite, avec trop qui restent au milieu de la chaussée ou coupent les trajectoires !
Je ne suis pas une fusée, mais le gars qui te gueules dessus « oh, tu vas te calmer connard » alors que tu as annoncé ton approche gentiment, puis un peu plus énergiquement, ça agace. Surtout quand toi tu prends les descentes pas en roue libre…
Bisou à ce poète juste avant la côte de St Mathurin…
Finalement, je double beaucoup et me fait doubler très peu, et surtout par seulement un dossard blanc (je resterai d’ailleurs un bon moment aux mêmes allures que lui et un dossard rouge -un belge ou un allemand, je ne me souviens plus du sens du drapeau )
* je viens de le trouver sur Strava, il apparait sur mes activités vélo et CAP, il est belge !

A partir de St Mathurin, j’arrive enfin à manger. Ca fait un bonne demi-heure d’alimentation perdue.
Je sais déjà que je vais le payer cash sur la CAP, mais le vélo se passe bien, et l’intensité (entre 145 et 150 BPM) est cohérente avec l’allure, alors je profite.
Il tombe des seaux d’eau par moment, et j’attends de voir l’effet du vent de face à partir de Martinet. Mais c’est bon pour l’hydratation de l’épiderme…

Ah, le photographe !
En pleine averse, un peu avant Nieul.

18_m-FPIX-4-00986661-DIGITAL_HIGHRES-4386_019674-255661Un double thumbs up, et on remet la tête dans le guidon (il parait que baisser la tête ça donne la tête d’un coureur… dommage que ce soit pas les jambes…)

20_m-FPIX-4-00986661-DIGITAL_HIGHRES-4386_019676-255663 Je me sens de mieux en mieux, et le passage vent de travers entre Nieul et Martinet est passé à plus de 37kmh, avec pas mal de copains qui encouragent du côté de Ste Flaive.
Et même qui prennent des photos (merci Franck)

IMG_2396 Arrive le moment tant attendu (ou pas) : mon ami le vent de face #mangetonvent.
30kmh en continu, 50 en rafales, ça devrait piquer mes cuissots de poulet apoplectique.
C’est aussi le moment où ceux qui se sont enflammés avant vont le payer cash !
Ça oblige surtout à bien tenir la position la plus aéro possible, à mouliner un poil plus… et bien ça passe : une moyenne autour de 34kmh entre Martinet et Vairé, y compris la bosse de St Julien, tout en position aéro comme à l’entrainement le mois dernier.
Je regrette presque de ne pas avoir poussé plus depuis Grosbreuil.
Trop raisonnable le #vieuxdiesel, trop en gestion (spoiler : oui, enfin, là, pour le moment, parce que dans une heure, ce sera pas la même chanson).
Un grand merci aussi à l’arbitre qui a été à ma hauteur quelques kilomètres (on était trois vélos chrono à rouler aux mêmes allures) et qui a rappelé à l’ordre (de façon très courtoise et pédagogique) un gars qui restait sur la gauche et nous empêchait de doubler en sécurité entre Vairé et Brem : il allait moins vite sur la plat et les descentes, mais forçait en emmenant un gros braquet dans les côtes, et nous bouchonnait un peu.
L’occasion de remercier les arbitres, les motards sécurité et tous les bénévoles sur cette partie vélo !
La fin est un déroulage de cannes de Brem jusqu’aux Sables (passage où le vent est finalement coupé par les arbres) pendant lesquels j’essaye de manger un peu, bien m’hydrater, mais pas trop, faudrait pas refaire le spectacle sur le remblai, surtout qu’il y a un copyright pour le dépôt de peau de renard… (couloir deux, bisou Maxime).
Histoire de bien finir ce vélo : la box qui contient le matos de dépannage saute sur les ralentisseurs… merci aux spectateurs qui me l’ont ramassé !

IMG_2393(oui, c’est la boîte que j’ai dans la main…)
30s encore perdues…
2h32’57s, 36 de moyenne, 194ème temps sur 1726 !
16ème des 50-54 !
Pas trop mal dans les conditions du jour !

Transition 2
Bon, c’est pas Flash, mais 2’55, c’est plus d’1mn30 gagnées sur 2019.
Ouais, rigolez, rigolez, mais c’est mieux que les deux qui finissent devant moi au classement, donc ils sont devant par leurs performances, alors que je passe devant le 10ème de ma catégorie grâce aux transitions, nananèreux !
Illustration avec un gars arrivé presque en même temps que moi…

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Alors ?
Ca ricane moins, hein ?
Oui, toujours un peu, mais moins.
Surtout que sur la team ACLR Triathlon ⚫️, il n’y a que Taruia et Eddy qui font plus rapide sur les transitions. De TRENTE secondes.
Re-nananèreux !

Bon, c’est pas tout ça, mais maintenant, il reste la dernière partie de la boucherie, euh, de la course.
Et ça va être saignant : j’ai faim, j’ai soif, il y a un vent de malade, et pire que tout, j’ai ma casquette de travers.
Toutes les photos de face, tu vas avoir un look de charlot alors que tu rêves de ressembler à Patrick Lange !
Ben ouais mec, si t’as pas les jambes, soigne au moins ton look, merde !

CAP
On rigole, on rigole, mais le feeling des guiboles est plutôt pas mal, et juste après le départ, Fiafia me lance un « 17ème provisoire, allez ! »

Forcément, tu sais que ça va coincer, mais ça booste !
Tu commences à peine et t’es déjà penché en avant… ça pue…

Alors, ouais, les 5-6 premiers kilomètres, c’est le bonheur.

Mathieu te retourne pas, c’est bien mon souffle chaud que tu sens sur ta nuque

21_m-FPIX-4-00986661-DIGITAL_HIGHRES-4386_025742-255664Oh, le photographe, vite remettre le dossard…

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Le shaka avec le sourire (crispé) :

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Même la plage ne fait pas mal.
D’un autre côté, je suis déjà mort, je ne sens plus rien…

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Excellent feeling, 4’10-4’15/km, just perfect !

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Dans le dur, mais ça avance bien.

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Y’a les copains qui encouragent : Guillaume au premier ravito, Ronan et Isa un peu partout, la girl team au deuxième ravito, la Guillet Girl team juste avant, la Bernaudeau team au bar (évidemment), la team Acya Marie Gervais Olivier au troquet aussi en sortant de T1 T2, la team Marine (ouais, c’est une team à elle toute seule), Marco aussi un peu partout, la team relai avec Mélaine et William, la team runners fou de Ben et Romain, l’affreux Jéjé, et ceux que j’ai oublié ou pas calculé …

Et là, d’un coup, c’est le drame.
Tu sors de Tanchet, et tu prends LA baffe.
LA claque : 35kmh Ouest Sud Ouest.
Bim dans ta face.
Avec des rafales à 50kmh pour le plaisir.
Collé comme un Michio en vélo.
Tu vois Pogacar dimanche après-midi ? Ben pile l’inverse.
Voilà, Arnaud Démare.
Tiens, Benoit Paire à Wimbledon. Et Roland Garros. Et Sydney. Et Flushing.
Je sais, genre M’Bappé qui tire un pénalty contre la Suisse.

Tu vas direct de la case Rue de la Paix à la case Cramé, sans passer par la case préchauffage.
BBQ carbonisé. Direct.
« Ouais, tu l’avais dit, les poissons, le sommeil, toussa toussa, on sait… »
Oui, c’est pénible d’avoir raison… mais c’est un peu tôt pour avoir raison, il reste deux put@# de bord%$ de tours à faire.
En plus, tu as déjà entamé ta seconde flasque, va falloir prendre le temps de boire en plus de te rafraichir la tronche.
Tu la vois, là, la tête qui a changé entre le tour 1 et le tour 2 ?

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Tu entends vaguement un cri d’encouragement par la Guillet team alors tu tentes un sourire…

IMG_2398Mode survival enclenché.
Mode samurai on.

Ce second tour en compliqué : à partir de Tanchet, j’ai presque fini mes deux flasks (je garde quelques gorgées de boisson iso pour le dernier tour, je m’arrête totalement aux ravitos, un verre d’eau sur la tête et le visage, un à boire.

Débranchage de tout. On met les lunettes pour le #pokerface…
Concentré sur ce que tu dis quand c’est toi le coach : pose bien le pied, dynamique, foulée légère, redresse toi, t’écrase pas…

C’est dans ce coin que j’entends Fiafia crier « Michio ! 12ème provisoire ! Allez allez ! »

IMG_3EDAAB3EF86D-1Jamais je n’ai souffert autant sur une CAP, mais j’ai remonté 5 places dans mon groupe d’âge !
Plus de jambes, plus de cuisses, plus de fesses, ce put#@% de cailloux sous l’orteil gauche, … il ne reste que le mental.
Et un tour et demi…
C’est mort pour le top 5, mais un top 10 Groupe d’Age est peut-être accessible malgré tout…

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Tanchet.
Plus que 4km.

56_m-FPIX-4-00986661-DIGITAL_HIGHRES-4386_047607-255699 Tanchet est passé, plus que 3km, va y avoir le vent, et personne ce tour-ci pour s’abriter un peu.
Biiiiiiiiip !
Oui, je fais toujours aussi bien la montre qui signale un kilomètre de plus de passé, dernier ravitos en approche.
Un verre d’eau pour la tronche, une autre pour le gosier.
C’est parti pour les derniers 1500m, et ce sera la binouze dans le gosier !!!

Refermer la trifonction, garder la foulée, regarder l’arche.
Là-bas…

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Voilà.

61_m-FPIX-4-00986661-DIGITAL_HIGHRES-4386_055558-255704 1h33 !
Je ne pensais pas avoir tenu cette allure malgré le très bon début !

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Masque, médaille, bouteille d’eau.
Je retrouve Fredo qui vient de faire une course monumentale, avec Ben et Romain.

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Je marche 10m, et pour la première fois à la fin d’une course, je dois m’asseoir pour souffler. Epuisé. Physiquement et mentalement.
Jamais puisé autant et aussi longtemps dans le mental et dans le physique.
Je bois ma bouteille d’eau en soufflant.

Et je fais le calcul dans ma tête (j’ai mal vu mon temps sur le panneau…), 35mn, 2h32, 1h33, ça fait un peu plus de 4h40, avec les transitions, je reste sous les 5h, peut-être sous les 4h50.
Je sais que je n’ai pas atteint mon objectif sportif, mais je sais que jamais je n’étais allé autant au bout de moi-même.
Je suis submergé par l’émotion et profite de ce moment assis, seul, à profiter de la satisfaction du dépassement total.
Le #vieuxdiesel d’habitude tout en gestion avant les derniers hectomètres a tout donné !
Jamais eu aussi mal sur une course et jamais été tellement heureux !

C’est l’heure d’aller chercher le sac Streetwear, le panier repas (vivement la fin de ces conneries qu’on puisse se goinfrer à nouveau, et bénéficier d’un bon massage), prendre le téléphone, regarder son résultat, répondre aux SMS,…
Je me pose dans le hall, au calme et je déguste ma binouze !

Avant d’aller retrouver les copines et les copains devant les Atlantes, pour parler … de la course !

Bilan chiffré :
4h49’50s
177ème sur 1726 finishers
9ème sur 143 catégorie 50-54 ans
Natation : 35’38, 41ème AG, 571ème scratch
Vélo : 2h32’57, 16ème AG, 194ème scratch
CAP : 1h33’26, 9ème AG, 168ème scratch
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IMG_6457Le rolldown pour la qualification aux championnats du monde 70.3 commence demain, mercredi 7 juillet.
Il y a 4 places dans mon groupe d’âge, donc une chance minime de passer.
Je souhaitais vraiment y aller (St Georges, Utah, mi-septembre), mais à ce jour, impossible de rentrer aux USA pour les ressortissants Schengen (sauf intérêt économique fédéral), et Ironman ne prévoit pas de possibilité de report (sauf en cas d’annulation de l’épreuve).
A 520 balles le ticket d’entrée, inutile de dire que je ne vais pas jouer si le rolldown arrive jusqu’à moi, et comme les 8 devant moi sont tous français (les 34 premiers sont Schengen), c’est probable…

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